Cinémathèque de St Etienne,
20-24 rue Jo Gouttebarge
(prox. Bibliothèque de Tarentaize)

renseignements : 04 77 25 44 82.







LE GRAN LUX ET LA CINÉMATHÈQUE DE SAINT-ETIENNE présentent :

EVE de Joseph L. MANKIEWICZ

Jeudi 10 décembre 09 à 20h.

entrée gratuite !

















EVE
ALL ABOUT EVE
USA – 1950 – N&B – 35 mm – VOST – 2h10.
Réalisation & scenario : Joseph L. Mankiewicz
Un film Century Fox
Photographie : Milton Krasner ( !)
Avec Bette Davis, Anne Baxter, George Sanders.


Le film débute avec le sacre d’Eve : elle reçoit de ses pairs la récompense suprême :  « Tu est la meilleure actrice ».
Ensuite les flashs-back se succèdent, s’entrelacent. Le film enquête, multiplie les points de vue, décortique les rouages du système Eve. A star is born : mais comment ?


Mankiewicz a su créer le parfait fond pour une parfaite mise en forme par lui (ses capacités). Il filme un milieu qu’il connaît : le théâtre. Des lieux, des personnages qu’il a fréquentés. Il joue avec la forme du théâtre filmé, de la pièce, ses actes, ses portes qui claquent, ses clichés et son passé.
Ce qui l’intéresse, c’est l’épure. Rien ne doit nous détourner de la parfaite mécanique du scénario et des dialogues (là où se trouve son génie).
C’est un film lucide.

Mais c’est un peu court.
A différents stades du film, on se retrouve bouche bée. Baba.
L’ambition, le calcul, l’hypocrisie, l’arrivisme, la plasticité, la parole comme arme, tous ces succédanés du mensonge, la manière virtuose avec lesquels ils sont utilisés nous tourne la tête.

Bette Davis semble être la seule capable de nous sortir la tête hors de l’eau. De l’air !

Le film n’a pas pris une ride. Pire, il déraisonne sans complexe. Actuel, il nous casse les oreilles toute la journée. Eve n’est plus l’étoile au firmament de la galaxie. Seule. Elle est devenue la norme, la pose anti-naturelle, assimilée, démocratisée (dans la rue), assumée.

Les feux du Music-hall, Showgirls……… All about Eve. Des films de chevet grace auxquels on peut prendre un peu de recul. Comme pour Bette Davis, le machiavélisme, à la longue, nous ennuie.
… Il semble y avoir suffisamment à faire, à vivre pour ne pas perdre son temps à s’inventer, se créer des destinés trop sérieuses.